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Chers lecteurs,

Ça fait un bail que je n’ai rien écris sur Clandestins, beaucoup de projets m’ont prit beaucoup de temps…
MAIS, je suis de retour et j’ai désormais un nouveau blog: http://www.uneclandestine.com

Merci de me lire!

À bientôt!

Sabrina

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Alice-au-pays-des-merveilles

Les moments en compagnie des personnages animés du grand Walt m’ont fait oublier que j’étais trop petite pour partir à l’aventure. C’est eux qui m’ont permis de croire que je pourrais, quand je serais grande toucher le ciel et dire bonjour à la grande ourse. Ils m’ont aidé à construire les murs de ma cabane, celle dans laquelle je m’évade encore pour me rappeler que tout est possible. Les ballons dans le ciel, des cordes à la main, je les laissais partir vers la Chine. Les étoiles dans les yeux et le coeur qui palpite en attendant la prochaine acrobatie, je ne me lassais pas de les accueillir dans ma petite télé. .Une valise avec tous mes jouets, j’étais toujours prête à traverser.

Une boucle dans les cheveux, je priais mon chat de me me parler.

Des sourires jusqu’aux oreilles et des cartes géantes, assez pour avoir envie de  boire du thé jusqu’à ce que l’horologe décide de s’arrêter.  

J’attends toujours. 


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Le polaroid pour des photos mode par la photographe Chloe Aftel.

En temps de récession, plusieurs changements et certains bouleversements surviennent. Nos habitudes de vie tendent à changer et des effets secondaires se manifestent dans les différentes sphères de nos vies.

En effet, paraîtrait-il que  les bibliothèques connaîtront désormais une plus grande popularité, que les mauvais films n’auront plus leur place sur le marché, et bien sûr que les avocats spécialisés en divorce auront beaucoup de travail ! Même les standard de beautés vivront les impacts de la crise, les rouges à lèvres aurontde plus en plus la cote auprès des femmes et ce sera les cheveux longs et la barbe pour les hommes . 

rougeMaquiller son stress

«Dans les mois suivant les attaques du 11 septembre 2001, Estee Lauder et L’Oréal ont vendu un nombre record de bâtons de rouge à lèvres. Les femmes, selon les fabricants de cosmétiques, compensaient le stress des attentats, et surtout du ralentissement économique qui les a suivis, en s’achetant un petit bâton de rouge à lèvres, une dépense limitée mais gratifiante. Par la suite, des économistes ont partiellement confirmé la théorie, relevant que les ventes ont augmenté de 25% durant la récession des années 30, mais qu’elles grimpaient aussi en période de prospérité. L’ «index rouge à lèvres» est maintenant menacé par le fond de teint, dont les ventes ont progressé six fois plus vite que celles de rouge à lèvres (15% contre 2,5%) en 2008, selon le Daily Telegraph.»

Barbes et cheveux longs

La récession influence-t-elle les choix capillaires? Oui, si l’on en croit plusieurs stylistes. Cet hiver, l’expression «barbe de récession» a été inventée pour expliquer l’attrait du mannequin-vedette français Patrick Petitjean, dont la barbe fournie ornait récemment le magazine GQ. L’explication est simple: dans des temps difficiles, mieux vaut montrer sa sagesse que son intrépide jeunesse. L’équation vaut aussi pour les femmes: une économiste britannique, Susanna Sallstrom-Matthews, de l’Université Cambridge, a dévoilé au Daily Mail des résultats préliminaires sur l’influence de l’économie sur la longueur des chevelures féminines. Dans les périodes prospères, les coiffures sont paradoxalement plus conventionnelles, avec de longs cheveux lisses. Selon Mme Sallstrom-Matthews, les temps plus durs poussent les femmes à faire davantage d’expériences avec différentes coiffures courtes, pour compenser la réduction de leur budget d’achat de vêtements. 

 

La suite dans un article sur cyberpresse. 

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J’ai quitté le Québec cet hiver pendant une semaine, je suis allée pour la première fois dans un tout-inclus, c’était à Cuba. Quelques heures après mon arrivée à l’aéroport,  je passais d’une nappe de neige et d’un vent sifflant aux sons des vagues et à l’odeur de la mer. Mais aussi à la vue de touristes Européens et Canadiens, tout près de ce qui est le plus convoité à ces endroits et que  l’on appelle, un bar. Des Cubains y étaient eux aussi, mais de l’autre côté, ils n’y étaient pas accotés, mais bien droits comme des piquets, prêts à recevoir une commande.

Je me tenais debout, au centre de cette aire de repos, au-dessus de moi, un plafond  si haut que l’échos des rires n’y arrivait pas. J’ai balayé les lieux de mon regard avide qui avait vu beaucoup au cours de la dernière année. Nombreux ont été les voyages. Ayacucho au Pérou, c’est aux villages autochtones et à la région la plus pauvre du pays au Nord de Lima que j’avais été confrontés pour la dernière fois. Bien sûre, je ne m’attendais à rien de plus d’un resort, mais rapidement, j’ai eu un malaise à réaliser que je me retrouvais dans une micro-société confectionnée de toutes pièces, un véritable château de verre. Je réalisais à ce moment que  j’avais accepté de me mettre des oeillères et de vivre une semaine de repos sans me soucier de quoi que ce soit. Mes oeillères n’étaient pas bien fixées, des pensées ont surgît pour  ces dames et ces hommes qui avaient laissés leur famille à des km de ce coin de l’île pour un meilleur avenir pour leurs enfants. Une chose est sûre, les emplois de ce côté du continent ne sont pas aussi nombreux que les oiseaux exotiques perchés aux arbres. Force m’a été de constater que si ce n’était pas des Resorts de touristes, ces gens n’auraient probablement pas de travail ou auraient bien du mal à en trouver.  

Après tout, je voyais des gens qui me semblaient heureux. Un magnifique pianiste me souriait du haut de son trône. Il m’envoyait une douce musique qui quittait le bout de ses doigts pour se glisser  à mes oreilles. Il était splendide, les Européens ne lui arrivaient pas à la cheville.
La vie en rose ne m’a jamais été aussi bien racontée…

 

Un dossier où le calvaire de milliers de personnes qui n’ont pas la même «chance » que les gens que j’ai rencontrés à Cuba nous est raconté sur cyberpresse.


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Si tu voyais tous ces sourires posés sur moi, ces yeux d’enfants émerveillés de me découvrir et constatant à quel point nos traits sont les mêmes, notre enfance et nos souvenirs semblables. Le regard de mes oncles et tantes découvrant avec plaisir ce qu’est devenue la nièce qu’ils ont laissée, il y a déjà huit ans. Cette petite fille qu’ils appelaient Nini est maintenant devenue une femme. Si tu les entendais, elles ont un discours si différent du mien par rapport à la vie, à leur futur . Mes cousines tentent de refléter du mieux qu’elles peuvent  ce qu’est une fille de bonne famille, enracinées dans leurs valeurs familiales, elles ne désirent que  réussir professionnellement et devenir une meilleure femme. Elles ne vivent peut-être pas dans la même réalité que la notre,  mais la leur n’est pas à plaindre. Je vois des jeunes filles épanouies, contrairement à ce que peuvent penser les gens, elles sont libres et heureuses. 

Si tu voyais toute cette ville en construction, on reconstruit ma terre natale après les désastres qui sont survenus durant la décennie noire. Ici, on réapprend à vivre, à retrouver nos habitudes, on reprend plaisir à veiller sur une terrasse en sirotant sa limonade. On oublie le couvre feu et on permet à notre garçon d’aller jouer au foot après le dîner. On circule sur les routes la tête tranquille, les policiers que l’on croisent sont rares et ne sont que nos gardiens, ils veillent à ce que tout aille mieux.

Tous sommes conscients à quel point ces années ont été difficiles, on a reculé dans le temps, on a tout perdu, un fossé s’est creusé. On ne faisait pas que craindre le pire, on le vivait .Les cinémas ont fermé leurs portes pendant que le marchand de glaces rentrait chez lui très tôt. Les rues étaient désertes, les lumières éteintes, même les cabots rasaient les murs. Cette fois-ci, je m’y suis promenée dans ces rues à 23h00, elles étaient bondées, les gens dégustaient encore leurs brochettes, les enfants essuyaient la glace sur le bord de leur bouche. Je souriais, pendue aux lèvres de mon oncle qui me racontait ce qu’était devenue l’Algérie. 

J’ai traversé la ville, vu les vestiges des Français. Ils nous ont laissé ces jardins où nos grands-pères sur un de ces bancs s’arrêtaient quelques minutes pour discuter avec leurs copains ou encore partager un moment avec leur petite-fille avec des cacahuètes, comme le faisaient mes grands-pères. On retrouve aussi ces anciens bâtiments où on y torturait les Algériens qui se battaient pour leur indépendance, où des gens ont crié pour la libération de leur pays. Malheureusement,leur souffrance restait entre ces murs et persistait,  d’ailleurs, ceux-ci ne sont toujours pas accessibles au public à mon grand désarroi. 

Mère océan, je l’ai rencontrée, elle me soufflait ses pensées et rejetait ses soucis, je l’écoutais râler  à chaque fois qu’une vague venait frapper les rochers.C’était magnifique, les rayons du soleil se posaient tranquillement contre les vagues , mes yeux étaient éblouies par cette lumière orangée qui me traversait le corps.  J’y ai vu des petites barques, avec lesquelles je me serais enfuie affronter les pirates de la Méditerranée en leur criant mon amour pour ma terre natale, afin que la mer puisse s’en souvenir et faire voyager mon amour à travers ses eaux, pour enfin, finir son périple dans une bouteille scellée.  

 Je garde les yeux ouverts et tente de me souvenir du moindre détail afin de pouvoir te raconter mes moments de découverte de la terre de mes ancêtres.Sache que mes sourires tout comme mes regards émerveillés traversent la mer pour te rejoindre.

kino10ans-flyerCe soir 21h à la SAT, on célèbre les 10 ans du mouvement de créateurs-réalisateurs KINO.

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